Un suppo et au lit

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Je vous ai déjà parlé de ma belle maman pédiatre ici. Pas tellement besoin d’en dire plus pour que vous compreniez mon petit billet d’aujourd’hui.

L’autre jour, mon cher et tendre était au téléphone avec elle. J’étais dans la salle de bains, assise sur les waters, en pleine lecture de Oops. Il avait mis le haut parleur, j’entendais donc la douce et délicate voix de belle maman claironner du fin fond de l’Iphone, à travers la porte de la salle de bains. Mais pas de quoi me tirer de ma passionnante lecture. Sauf qu’à un moment, je comprends que mon homme est en train de raconter que, comme notre bébé avait de la fièvre (pour la première fois, à 10 mois et demi, donc ça va), je lui ai donné du paracétamol en suppo.
Aïe. Erreur. Mal.
Qu’avais-je donc fait là ?

C’est-à-dire que, mon bébé étant malade, ou du moins fiévreux, je ne m’étais pas trop posé de questions, et son papa non plus. Le pédiatre nous avait conseillé d’avoir des suppos de paracétamol en stock, au cas où, et bien lui en a pris : quand le thermomètre a affiché un joli 39,2, on était bien contents d’en avoir sous la main. Bref.

Deux suppos plus tard, cette vilaine fièvre n’était plus qu’un lointain souvenir. Ouf.

Mais voilà. Avant le coup de fil de belle maman, en discutant suppo avec mon amoureux, je découvre que ce dernier n’a jamais eu la chance de se voir refourguer un suppositoire de sa vie. Ça me troue le cul Je suis sur le cul, c’est le cas de le dire. Car moi j’en ai eus, petite. Plus rarement adulte, il est vrai. Mais je me souviens qu’il y a quelques années, comme j’avais une belle angine, un médecin m’en avait prescrits. L’idée de me mettre un truc dans le derrière pour soigner l’autre orifice, à l’autre bout de mon corps, tout là haut, m’avait alors bien fait marrer.
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J’ai toujours cru que les suppos c’était bien parce que ça agissait plus vite, que, du coup, c’était plus efficace. Je n’ai donc pas hésité à en donner à mon bébé.

Mais ma chère belle maman est contre. Elle a horreur de ça, elle considère que c’est une atteinte à l’intégrité physique, et qu’il y a bien d’autres moyens, plus efficaces, qui plus est. « Moi j’leur dis aux parents » – sa phrase préférée – « vous vous mettez des suppos quand vous avez de la fièvre ? Non, et ben voilà ».
Bon, tout ça c’était dit à son fiston, au téléphone, mais je sens d’ici que je vais avoir droit à un beau sermon « moi je leur dis aux parents » la prochaine fois qu’elle me verra.
Merde, j’ai pas envie.
Je me confie à vous, mais je dis tout ça avec tendresse (si si !). Et puis au fond, elle n’a peut-être pas tort, belle maman. D’un côté, il ne me semble pas avoir été traumatisée par les suppos de mon enfance, de l’autre, je dois bien avouer que c’était vraiment pas une partie de plaisir. Vraiment. J’ai un mauvais souvenir de ce bon vieux thermomètre au mercure, parfois suivi d’un bon gros suppo, qui, je vous le donne en mille, voulait ressortir une fois sur deux… ce qui avait le don de stresser ma mère… Je ne vous fais pas de dessin.
C’était parfois assez folklorique, faut bien le dire, et je les sentais passer, ces maudits suppositoires.
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Alors, que faire ? Vous faites comment vous ? Suppo ? pas suppo ?
Les pour : c’est bien pratique, surtout pour un tout petit bébé : on est sûr que le médicament a bien été administré. Et quand il y a des vomissements, pareil. Je me revois petite, à dégobiller dès que j’avalais ne serait-ce qu’un verre d’eau. Dur d’avaler des médicaments dans ces conditions. Là aussi super suppo est notre sauveur.

Les contre : belle maman n’a pas tort, c’est un peu violent, quand on y pense. Quelqu’un vous met un truc dans le derrière. Pour peu que ce quelqu’un ne soit pas délicat et ait des ongles… Bref. Voilà voilà.
D’ailleurs notre poupon s’est (re)mis à pleurer à chaque fois que je lui ai, le plus délicatement possible, mis son petit suppo.

Mon Dieu, je réalise que j’ai écrit un article entier sur les suppositoires (bon et un peu sur ma belle-mère aussi, soit dit en passant). Alors pour remettre un peu  de poésie dans ce blog de brute, je vous offre un petit bijou – qui me fait pleurer à chaque écoute – d’un chanteur belge bien connu, Arno, qui, dans cette ode à sa mère, raconte qu’elle est « la reine du suppositoire ». Ou quand donner un suppo à son enfant devient un geste d’amour…

 

6 réflexions sur “Un suppo et au lit

  1. Chat-mille dit :

    On est plutôt suppo, à vrai dire 🙂 On ne l’était pas du tout, au début, on trouvait que c’était potentiellement traumatisant. Et en fait, on trouve ça beaucoup moins traumatisant que les pipettes de sirop toujours trop remplies pour un si petit enfant, à faire avaler de force (parce qu’évidemment, quand on doit la faire boire un truc, tout de suite, elle a plus soif, ça !). Quand elle sera plus grande et qu’on pourra la raisonner pour qu’elle boive son sirop, évidemment, on privilégiera cette solution. Mais en attendant, entre le mode gavage d’oie pendant dix minutes (n’est-ce pas aussi une atteinte à l’intégrité physique ?) ou le petit truc dans les fesses pas très agréable pendant cinq secondes, j’ai fait mon choix…

    (et moi aussi je viens d’écrire dix lignes sur le suppo, non mais je trouvais ça important de te déculpabiliser les parents qui, dans tous les cas, font quand même de leur mieux)

  2. lacafouine dit :

    Je suis assez d’accord dans l’absolu avec l’idée de ne pas faire trop d’actes invasifs, mais de l’autre côté, le médicament à la pipette quand ton bébé n en veut pas, même combat! Plaquage de rugby, ouverture de bouche forcée et tout. Donc bon je ne sais pas ce qui est le pire puisque le cucu n’est pas encore plus tabou que la bouche pour eux!

  3. Birdy dit :

    Bon ben vous avez tout dit Chat-mille et Lacafouine !!! Merci, ça déculpabilise et vos arguments sont tout simplement… pleins de bon sens. Je suis tellement d’accord avec vous !
    Si seulement belle-maman pouvait vous lire…

  4. Maman Nouille dit :

    Mais quel thème d’article absolument merveilleux XD
    Mais je suis bien contente que tu l’aies écrit car ça me permettra d’apporter mon témoignage (et je sens que ça fais du bien d’en parler). Donc pour ma part je ne suis pas adepte des suppos. Je ne sais pas si ça traumatise l’enfant mais il est sûr que ça perturbe le parent! Enfin cette phrase n’est que le témoignage de mon expérience. Nous avions pendant quelques jours des suppos à donner à petit Putois contre la toux (oui on s’interroge sur l’effet traumatogène de ce type de médicament mais pas sur celui de donner des surnoms débiles…). Bref, c’est moi qui m’y suis collée (puisque le papa n’assumait pas)et je crois bien que je suis allé voir sur internet comment faire … oui parce que s’il y a bien un truc que j’ai retenu de ce que raconte ma copine infirmière c’est qu’on met toujours le suppo dans le mauvais sens. Mais quand même je n’étais pas sure. Bref, le bout pointu en bas. Bref, je donne du doliprane en pipette (mais c’est facile il adore).
    Quand à ma démarche exutoire, j’aimerai ajouter que je me souviens avec grand peine d’une infirmière qui m’a engueulé parce que le suppo était ressorti de mes blanches fesses de petites filles et qu’il était donc bien normal que j’ai encore mal.

    • Birdy dit :

      Merci pour ton commentaire Maman Nouille ! Et pour les encouragements quant au thème choisi de mon article, héhé…
      Pour le coup, de mon côté, je ne suis pas du tout perturbée par le fait de mettre un suppo à mon bébé. Moi c’est bout pointu en haut, et ça marche super bien comme ça alors je ne me pose pas 36 000 questions. Je sais c’est pas dans le bon sens, mais je trouve ça tellement plus logique, et donc plus simple. Bref, je trouve plus facile de donner un suppo à mon bébé (pour l’instant) qu’un médicament par voie haute ou du sérum phy dans le nez quand il est enrhumé (ce que je ne fais quasiment plus, car pour le coup il se débat comme un beau diable pour finir par hurler quand je lui mets deux gouttes…). Pour conclure, je reprendrai les propos lus dans le fameux « J’élève mon bébé », de Pernoud, qui dit en gros que les suppos c’est bien… jusqu’à 2 ans ! Après on n’est pas obligé. 😉
      Merci pour ton témoignage, c’est intéressant de voir ce que pensent et font les autres !
      Et je compatis sur ton souvenir pour le coup franchement désagréable. 🙂

  5. walldoudou dit :

    Ta belle mère me maudirait si elle savait que chez moi les suppos c’est presque toutes les semaines ! Ma minette est tout le temps constipée et du coup notre pédiatre nous a conseillé les suppos à la glycérine. Et là je ne me pose pas vraiment la question de savoir si c’est traumatisant ou pas pour ma fille. Pas le choix parfois.

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