Mais, Docteur, c’est aussi à mon mec qu’il faut dire ça !

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Quand j’ai eu 30 ans, lors d’une banale visite de routine, toucher/frottis/palper/pesée, une gynécologue m’a posé LA question :

« – vous voulez des enfants ?

– Heu… oui, dans l’absolu oui, j’aimerais bien. Pourquoi ? Mon utérus s’est ratatiné ? Mes ovaires se sont fossilisés ? Je suis enceinte de triplés sans le savoir ? Keskispasse bordel pourquoi vous m’posez c’te (oui je dis « c’te », parce qu’à l’époque je vivais à Lyon, et tout le monde dit « c’te » là bas) question ?

– Non non pas de panique, je vous demande juste ça parce que vous n’avez plus 22 ans, et bon ben si vous voulez des enfants un jour faut pas trop attendre quoi hein bon.

– Oui oui, je sais, je sais. Mais heu… comment vous dire. Mon mec vient de me larguer ! Donc voilà hein, merciiiiiii en r’voir ! »

Bon bon bon. Elle avait bien fait de me rappeler à ma triste condition de femme dont l’horloge biologique n’avait pas suivi toutes les révolutions féministes, elle. Mon tic tac interne était bien toujours le même que celui de mon arrière grand-mère, au final. Voilà voilà, si j’étais déjà bien au courant de cette dure réalité, je l’étais encore plus maintenant.

Quelques années ont passé, j’ai changé de ville, changé de gynécologue. Entre temps, mon angoisse du temps qui passe avait augmenté oh la la, il m’est arrivé de me réveiller en pleine nuit saisie d’effroi à la pensée que, merde, chui dans la merde, j’ai 32 ans et je suis célibataire. La maternité que j’espérais risquait d’être compromise ! Tout ça pour dire que, chers Docteurs, j’ai, contrairement à certaines de mes compatriotes, pleine conscience des réalités physiologiques de la femme. Si certaines fondent en larmes le jour où vous leur dites, dans votre cabinet, qu’à 42 ans c’est un peu tard, voire carrément très tard, pour avoir un premier enfant, semblant découvrir que, non, leur fertilité n’a pas augmenté avec l’évolution de la société – la faute à tous ceux qui leur ont répété qu’elles avaient encore plein de temps devant elles ? (Regardecélinedion !) Elles auraient fini par les croire ??? – si certaines semblent tomber des nues donc, découvrant avec horreur des choses qu’elles auraient dû savoir bien avant, moi ce n’est pas mon cas.

Un jour, à la radio, j’entends une émission sur le nouveau livre du Professeur Olivennes, N’attendez pas trop longtemps pour avoir un enfant. Ce professeur, grand spécialiste de l’infertilité, auteur de plusieurs ouvrages, est l’invité de l’émission. Je suis démoralisée en l’écoutant. Certes, il ne dit rien que je n’ignore, mais enfin. Pour que vous puissiez comprendre, je vous cite ses propos, extraits de la préface : « Par ce livre, je veux m’adresser aux femmes de tous âges, et plus particulièrement à celles, de plus en plus nombreuses, qui, la trentaine passée, ont décidé d’avoir un enfant. Pour certaines, le succès sera au rendez-vous. Pour d’autres, les difficultés les orienteront vers la prise en charge d’une infertilité. Mais l’assistance médicale à la procréation n’est pas la solution universelle et infaillible. La découverte que la maternité rêvée peut être compromise est terrible. Pour éviter les projets inaboutis, les regrets douloureux, je veux expliquer les contraintes de l’âge et toutes ces raisons qu’il faut connaître si l’on veut concevoir avant qu’il ne soit trop tard. Beaucoup de femmes regrettent de ne pas être mieux informées. Je veux leur dire pourquoi il ne faut pas trop attendre et ne pas laisser passer sa chance d’avoir un enfant. »

Je ne reviendrai pas dans ce post sur le contenu du message et du livre, très bon au demeurant, que je vous conseille de lire. Le professeur balaie de nombreux champs ayant trait au « devenir mère » plus tard que la moyenne, du non-désir d’enfants aux forums, en passant par l’attente du prince charmant, les montagnes russes émotionnelles, ou les aspects plus « techniques » de la procréation. Très instructif. Vraiment.

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Sauf que… En vous écoutant cher Professeur… Je bouillonnais ! J’avais envie de vous dire « mais enfin c’est pas qu’aux femmes qu’il faut dire ça ! ». J’aurais eu envie, et je l’ai toujours, de réécrire votre préface : « Par ce livre, je veux m’adresser aux femmes et aux hommes de tous âges, et plus particulièrement à celles et ceux, de plus en plus nombreux, qui, la trentaine passée, ont décidé d’avoir un enfant »… Eh oui cher Professeur, à moins de se faire inséminer en Belgique, les femmes ont besoin d’un homme pour avoir un enfant. La décision de faire un bébé ne les implique pas seulement elles. C’est aussi bien pour cela qu’elles s’y prennent parfois un peu tard. Il ne faut pas les en blâmer, elles veulent faire les choses bien. Quand enfin elles rencontrent « le bon », qu’il est encore temps mais que « le bon » leur demande d’attendre, que leur conseillez-vous de faire ? Leur montrer votre bouquin, peut-être… Mais il ne s’adresse pourtant qu’aux femmes, c’est dommage.

Dans un chapitre intitulé « Ce qui leurre les femmes », vous vous demandez si elles en arrivent là par mauvaise compréhension de leur corps, ou par information erronée. Très bien. Mais… et les hommes ? Si les femmes sont encore trop souvent (j’en suis la première consternée, croyez-moi !) peu au fait de leur physiologie, des réalités biologiques de leur fertilité, ne parlons pas des hommes !!! Sur un forum, je me souviens d’un type qui tentait vainement de me convaincre que je disais n’importe quoi, que j’avais encore tout plein de temps devant moi, car « de nos jours plein de femmes font leur premier à 40 ans ». Gloups. Sauf que, en argumentant, je réalise que le type croit que quand on prend la pilule, on met de côté les petits œufs non utilisés du fait de l’absence d’ovulation, qu’on les économise en quelque sorte. Comment lui expliquer que non, hélas ça ne marche pas comme ça (ce serait trop beau !), et que même si la nana a commencé à prendre la pilule à 12 ans, ça ne changera rien à son vieillissement ovarien, et qu’une nana qui n’a jamais pris la pilule ne sera pas en rupture de stock plus tôt (heureusement). Mais bon, au delà du fait que cette personne était très désagréable, cela démontre l’ignorance masculine à ce sujet. Ma mère m’a raconté que, quand mon grand-père a épousé ma grand-mère, il ne savait pas que les femmes avaient des règles (le pauvre n’avait eu que des frères). Franchement, je me dis que des fois on n’est pas si loin de ça ! Sondez vos amis, demandez leur ce que sont les règles, ce qu’est l’ovulation, quand ça arrive, quand commence un cycle, si une femme ovule une ou plusieurs fois par cycle… Comment on fait les bébés, en gros. Oui oui je sais, on apprend ça à l’école pourtant !

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A 33 ans, je rencontre l’homme de ma vie. Cette fois c’est lui, je le sais. A nouveau pleine d’espoir, je lui parle assez vite de cette forte envie d’enfant, et de mon désir de le réaliser avec lui. Et oui à 33 ans et au début d’une histoire, on préfère dire ces choses là assez rapidement, histoire de ne pas se planter un beau jour. Il me dit qu’il veut la même chose, mais qu’il souhaite attendre. Ouf. Très bien. Ok, pas de souci. On se connait depuis peu après tout. Sauf que, les mois passent, et si son désir d’enfant avec moi n’a pas changé, il ne semble toujours pas pressé. J’aurais tellement aimé qu’il tombe, comme moi quelques années auparavant, sur une émission de radio dont vous êtes l’invité, qu’il entende ce que j’ai entendu, qu’il soit informé, concerné, impliqué. J’aurais aimé qu’il vous entende rappeler aux hommes désireux d’attendre, que cette attente peut être terrible et leur coûter la paternité. C’est vrai quoi ! Après tout, un homme peut aussi souffrir d’une paternité compromise ! Pourtant, vous évoquez très bien cela dans votre ouvrage, alors pourquoi ne pas tenir ce discours ? Pourquoi ne pas dire que vous vous adressez aussi aux hommes, que vous souhaitez les informer autant que nous de l’horloge biologique féminine ?

Il y a beaucoup de femmes qui ne sont pas du tout ignorantes de la réalité, qui sont parfaitement informées, à qui on a dit de se grouiller, et qui pourtant voient les mois et les années défiler parce que leurs mecs croient qu’elles pourront leur donner un enfant à 45 ans sans problèmes, « ma tante Corinne a eu son dernier à 46 ans ! », « de nos jours les nanas font des enfants tard », « pour nous ça marchera sans problème, tout de suite, tu verras ». Ben oui, les problèmes de fertilité ou les attentes un peu longues c’est pour les autres, c’est bien connu. Que doivent faire ces femmes ? Quitter leur compagnon ? Ok, mais à 38 ou 39 ans, rencontrer quelqu’un d’autre, immédiatement prêt à faire un bébé… à moins d’un miracle. Bon. C’est pas comme si elles avaient 27 ans, le temps de quitter pour reconstruire avec un autre qui sera prêt au même moment qu’elles. Ok, donc sinon elles font quoi ? Les piéger ? Bof. Pas terrible non plus. Ne pas lâcher leur compagnon avec ça ? Essayant par tous les moyens de lui expliquer qu’elles vieillissent, tout en gardant à l’esprit que si elles peuvent rester un peu sexy et jeunes dans la tête de leur mec ce serait pas mal, tout en subissant aussi la pression de mettre la pression (j’sais pas si vous m’suivez là…).

Quand j’ai eu 35 ans, mon homme a dit oui. Je l’ai déjà raconté ici, donc je vous passe les détails. En septembre dernier, me voilà donc chez ma gynéco. Elle m’examine, a priori tout va bien. Mais je lui parle de mes angoisses, d’être trop vieille, que ce soit trop long, que ça ne marche pas. Elle me dit de me détendre, mais s’accorde évidemment avec moi sur le fait que faut pas traîner quoi. Je bondis: « c’est ce que j’ai dit à mon compagnon ! ». Elle me demande quel âge il a. 32 ans à peine. « Oui m’enfin bon, il est jeune et c’est un homme ». L’air de dire « il est bien mignon votre mec là, mais lui il a plenty of time devant lui hein » ! « Pour sûr ! D’ailleurs, si seulement les hommes avaient des rdv gynéco (ou andro, plutôt), j’espère bien que vous lui diriez aussi de se magner le train ! » Déjà qu’on se tape tout le merdier : les règles, les tripatouillages dans notre intimité les quatre fers en l’air au moins une fois par an, la contraception la plupart du temps, la ménopause, les hormones et tout le bordel, y a pas de raison qu’ils soient épargnés aussi de ça sous prétexte qu’on leur met la pression. Je vais leur coller des ovaires et un utérus moi, ils verront ce que c’est la pression.

Ah si j’étais un homme, je serais non pas capitaine, mais je peux vous dire qu’à l’heure où je tape ces lignes, je serais méga zen, me disant que le bébé viendra quand il viendra. Pourtant c’est con, car si j’étais un homme, que j’étais fou amoureux de ma femme, et que celle-ci n’arrivait pas à tomber enceinte, je souffrirais autant qu’elle.

Chers Docteurs, si vous lisez ces lignes, je vous encourage donc à continuer d’informer les femmes, à leur dire que ce qu’elles voient dans les magazines c’est un leurre, à leur dire de ne pas trop attendre pour avoir un enfant. Mais je vous encourage aussi à tenir le même discours aux hommes. Car s’ils aiment leurs femmes et qu’ils veulent continuer à vivre auprès d’elles, coûte que coûte, ils sont aussi directement concernés, il me semble. Ne nous répète-t-on pas qu’un bébé se fait à deux ?


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur… par mariodelpais

D’avance merci !

Bien cordialement,

Birdy

 

 

15 réflexions sur “Mais, Docteur, c’est aussi à mon mec qu’il faut dire ça !

  1. Pomdepin dit :

    Remarquable billet! Et ta conclusion est simplement géniale, et si ces messieurs voualient bien te lire, ça aiderait! Ma sœur s’en prend plein la tête, en ce moment, par qu’à 36 ans, elle n’a toujours pas d’enfants. Son compagnon a 39 ans, et personne ne lui fait de réflexion! C’est délirant, ils ne sont pas sensé le faire ensemble ou quoi?
    Sinon, c’est hors sujet, mais comme la tante de ton billet, j’ai eu bébé 5 a 40 ans, et en prenant la pilule. Juste pour dire, il y a de l’espoir quand même!

    • Birdy dit :

      Merci Pomdepin ! Je suis super flattée dis donc !
      Et oui, heureusement qu’il y a de l’espoir… faut que je songe à écrire des billets plus optimistes quand même (J’espère bien avoir mon bébé 4 ou 5 à 45 ans moi ! J’y crois !!!) 😉
      M’enfin c’est bien connu, on parle davantage de ce qui ne va pas que de ce qui va. 😉

      C’est vrai que bien souvent, j’ai eu envie de dire à des gens (ou je leur ai dit d’ailleurs) « heu… c’est pas à moi qu’il faut dire ça hein, moi je sais. Tu peux aller voir mon mec là, et lui dire exactement ce que tu viens de me dire, ce sera plus utile. Merci ! ». Sauf que… à part un timide « bon alors et vous ? » lancé à nous deux au cours d’un dîner, jamais les personnes en question ne se sont adressées à lui pour lui demander le pourquoi du comment.

      A quel âge as-tu eu ton premier Pomdepin ? Je suis curieuse… 😉

    • Birdy dit :

      Pomdepin, je repensais hier à un truc, par rapport à ton commentaire. Dans le bouquin du professeur Olivennes, il y a un chapitre intitulé « ne confondez pas première grossesse et grossesse supplémentaire ».
      Je n’ai pas encore pu le lire, car je n’ai pas le bouquin sous la main, mais j’imagine que le docteur évoque au moins deux points : le premier se situant au niveau psychologique : une femme qui est déjà mère pourra renoncer peut-être avec un peu moins de regrets à une maternité tardive, qu’une femme sans enfants qui mise tout sur cette grossesse, devenant le seul et ultime espoir pour elle d’être mère un jour.

      L’autre doit se situer d’un point de vue physiologique : une femme qui a déjà été mère est plus fertile (statistiquement). Je cite wikipedia : « Certaines familles observent des grossesses tardives (vers 45 ans) menées à terme. Toutefois dans plus de 80 % des cas, ces femmes s’avéraient déjà multipares. » Cela signifie qu’il est plus probable de tomber enceinte à 45 ans quand on a déjà eu des enfants que quand on n’en a pas eu.
      Ça aussi, beaucoup de femmes ne le savent pas ! Donc effectivement, tu as eu ton dernier à 40 ans sans problèmes, mais si ça avait été bébé 1 que tu avais « tenté » à cette époque là, ça n’aurait peut-être (je dis bien peut-être) pas été aussi facile.

      Je confirmerai ça quand j’aurai le chapitre du bouquin du docteur en question dans les mains, mais je crois que comme le dit le prof, attention à ne pas confondre première grossesse et grossesse supplémentaire !

      En tout cas bravo, 5 enfants, tu m’épates !!! (et me donne de l’espoir). 😉

  2. Sila dit :

    Hoï,

    Super billet. J’en suis un peu toute retournée.

    Perso, quand j’ai eu envie d’un bébé pour la première fois – j’avais 33 ans -, monsieur a préféré attendre.

    A l’époque, je ne savais pas. Je faisais partie des « regardecélinedion ».

    Ah si j’avais su… . Maintenant, mon mec est ok mais j’ai bientôt 37 ans et je rame… .

  3. Bebloom dit :

    Mais c’est que tu as totalement raison (la fille qui tombe des nues)…je n’y avais jamais pensé, mais les pères devraient carrément aussi être interpellés, en effet! Bon, déjà que plein de femmes ne réalisent pas que le temps qui passe n’est pas en leur faveur… c’est pas gagné pour que les hommes réalisent que leur 50% de participation n’est pas toujours couronnée de succès 🙁
    Avec tout ça, c’est bien joli, mais quand on n’a pas trouvé l’homme ou la femme de sa vie, ce n’est pas facile de faire un enfant au bon âge.
    En tous les cas, bravo pour ce texte !

    • Birdy dit :

      Eh oui ! Quand on veut faire les choses bien, du genre être sûre que « le bon » le sera au moins pour ses enfants, quoiqu’il arrive, ça prend parfois un peu de temps. Souvent, les gens ne voient pas ça. Ils ont tendance à penser davantage à leur tante ou leur voisine qui a eu un bébé à 45 ans, qu’à leur tante ou leur cousine qui elles, n’ont pas eu d’enfants, non par choix mais parce que la vie a fait que… On parle peu de ces femmes, et elles parlent peu. Dommage !
      En tout cas merci beaucoup pour le compliment !!!;)

  4. midori dit :

    Super billet ! C’est vrai que les hommes ne sont pas embêtés avec ce genre de questions et sont peut au fait de cette situation … ce qui est bien dommage car , en effet, un enfant ce fait à deux. Pour ma part j’ai eu mes deux premiers très tôt et très facilement(21 et 23 ans) ; mais après un divorce à 30 ans et rencontre de mon nouveau mari à 33 ans, avec qui le choix d’avoir un enfant c’est fait très rapidement (lui n’en ayant pas) les choses se sont compliquées, je suis tombée enceinte assez vite mais cette grossesse c’est soldée très rapidement par une fausse-couche . Il a fallut attendre une certain temps pour reprendre les essais et sachant tous les deux que celui-ci nous étaient comptés ça été plutôt difficile . Une fois le feu vert du gygy , nous sommes repartis dans les essais : 2 ans infructueux et enfin ! A 36 ans et demi je suis de nouveaux enceinte !!Il était temps . Tout ça pour dire que oui , le temps nous est compté et que plus on avance dans l’âge plus cela peut être difficile de (re)devenir maman et d’ailleurs la grossesse à un certain âge n’est pas du tout la même que quand on a 20 ans ! Y a des fois je me dis « c’est plus de mon âge tout ça! »

    • Birdy dit :

      Félicitations pour cette nouvelle grossesse !!! Et tu verras, je suis sûre que tu t’étonneras, malgré ton âge… 😀
      Bonne chance pour la suite et plein de bonheur ! 😉

  5. Espoir4477 dit :

    Hello miss,

    Comme d’hab, magnifique billet ! Tu as tout à fait raison, oui, quand il y a un souci, c’est la femme qui est d’abord épinglée, et quand on veut alerter c’est aussi à elle qu’on s’dresse. Je vois bien que dans ma belle famille, quand ils veulent évoquer le sujet, c’est moi qu’on regarde tout droit dans les yeux, homme et femme confondus !

    • Birdy dit :

      Merci Espoir !!! C’est vrai ce que tu dis. Comme presque tout se passe dans le ventre de la femme, les choses sont ainsi. Mais voilà, j’ai souvent lu des témoignages de femmes qui ont attendu que leur mec se décide, et par manque d’information sans doute, ce dernier croit que sa femme pourra lui donner un enfant quand il le voudra. Si je n’avais pas un peu secoué le mien, il aurait été ok à ma ménopause je crois… 😀 Je pense à une de ces jeunes-femmes en particulier, qui a dû renoncer à la maternité parce que son mec ne s’est senti prêt qu’à 43 ans ! Hélas, ça n’a jamais marché. Il s’en mord les doigts aujourd’hui. De nos jours, on pense tout contrôler, on décide d’avoir ce qu’on veut quand on veut. Mais ça ne marche pas comme ça !
      Il faut donc informer aussi les hommes, qui croient souvent que « de nos jours les femmes ont leur premier à 40 ans ». Et basta. Je pense qu’il est important de leur donner toutes les infos, de la même manière qu’on veut les donner aux femmes. Ils sont, il me semble, autant concernés que nous.
      Donc, la prochaine fois, quand ta belle-famille te dira un truc, tu pourras leur dire de s’adresser à ton mec, pour une fois ! Ça te soulagera un peu… 😉

  6. almuixe dit :

    Très juste ce billet.
    Je voulais juste partager ce mot merveilleux qu’a eu mon compagnon (ma perle trouvée tard moi aussi). « Quand on est avec une fille que l’on aime, notre horloge biologique tourne à la même vitesse qu’elle »
    Message à faire passer aux hommes.

    • Birdy dit :

      Ouahou ouahou ouahou… Merci almuixe pour ce magnifique mot !!! Que je note bien dans un coin de ma tête, afin de pouvoir faire passer le message si besoin.
      Tu sembles vraiment avoir trouvé une (la) perle, décidément !
      Merci pour ton commentaire super chouette. 😉

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