Ma grossesse en France VS ma grossesse en Belgique

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Comme j’aurais aimé trouver ce genre d’infos au moment où, enceinte de quelques semaines/mois, je tentais de transférer mon dossier de la France à la Belgique pour me faire suivre et accoucher ici (parce que j’y vis avec le futur papa hein, pas parce que c’est mieux ailleurs…), je me suis dit que peut-être ma petite expérience pourrait servir à d’autres futures mamans expats.

Car pas simple de trouver les bonnes infos, de comprendre comment marche le système de santé en Belgique, quand on débarque complètement et qu’enceinte, on n’est pas malades d’accord, mais on passe quand même notre vie chez le médecin.

Ok ok, je ne vis pas dans un pays du tiers-monde ou culturellement aux antipodes. Fondamentalement, les différences ne sont pas énormes : on est dans les deux cas dans des pays européens développés, avec peu ou prou le même genre de suivi (c’est à dire, top). 3 échographies obligatoires, des prises de sang régulières pour la toxo et tout le tintouin, à peu de choses prés les mêmes durées de congés, etc.

Malgré cela, même s’il s’agit de voisins, on est bien dans deux pays différents, avec un système de santé et de politique sociale sensiblement différent.

Ayant commencé mon suivi de grossesse dans l’un, et terminé dans l’autre, je peux m’amuser à établir un petit comparatif du suivi dans les deux pays. Je tiens à préciser, pour ménager la susceptibilité des uns et des autres, que je ne dis pas que c’est mieux dans l’un ou l’autre pays. Il est toujours intéressant de savoir comment ça se passe ailleurs, pour une chose aussi universelle que de donner la vie. Voilà tout !

1. La date du terme. Déjà, première différence, pour le coût pas anodine, la France est un des rares pays (le seul ?) à donner une DPA (date présumée de l’accouchement) à 41 SA (semaines d’aménorrhée). En Belgique, comme pratiquement partout ailleurs, ils fixent le terme à 40 SA.

Moi qui ai eu un suivi dans les deux pays, deux dates m’ont donc été données et je me suis amusée à répondre à ceux qui me demandaient c’est pour quaaaand ? : « le 29 octobre en Belgique, le 5 novembre en France ». Bien sûr j’expliquais alors, comme ici, que la France a sa petite spécificité en la matière. Pourquoi j’en sais rien du tout. Y-a-t-il des intérêts financiers, économiques, sociaux ? Me demande…

Évidemment ça ne change rien dans votre bidou, mais tout dans votre tête : une femme ne vivra pas la même chose selon qu’elle croie qu’elle a dépassé son terme à 40 SA + 1, elle s’impatientera d’autant plus, pensant son bébé en retard, que si elle pense avoir dépassé son terme à 41 SA + 1.
Dans le premier cas, ça lui paraitra encore plus interminable, et dans le deuxième cas, la femme aura l’impression qu’on la déclenche trop vite, le cas échéant.
En tout cas, je me demande bien de quelle date mon petit père sera le plus proche. Si j’étais en France je me dirais que j’ai encore tout plein de temps (l’idée de changer de mois entre une date et l’autre ?), alors qu’ici en Belgique j’ai l’impression que c’est demain…

Bizarre tout ça.

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2. Les prises en charge sécu. En France on a le 100% (sécu hein), à partir du 6e mois de grossesse, pour TOUS les examens médicaux, en rapport ou non avec la grossesse. Ça fait rêver, et ça fait prendre conscience que, décidément, en France on est vernis. Ici, comme me l’a rappelé gentiment mon conseiller mutuelle (équivalent assurance maladie de base, donc sécu), ce qui surprend les futures mamans françaises qui débarquent, c’est qu’on est prises en charge à 70% par la sécurité sociale.

Arf. Le truc que j’avais commencé à apprécier en France, juste avant de continuer mon suivi en Belgique, d’aller au labo ou chez le médecin les mains dans les poches ou presque, ben ici c’est fini ! Je me suis faite à l’idée que, même sans dépassements d’honoraires, même en chambre double en maternité publique, même dans le cadre du suivi obligatoire de ma grossesse, il allait falloir que je mette quand même un peu la main au portefeuille. Pareil pour les médicaments, moins bien remboursés qu’en France. Bon, je ne me plains pas, on n’est pas aux US (ma belle sœur américaine me raconte sa grossesse là bas, je peux vous dire que décidément, on est vernis…), mais enfin là dessus on n’est pas en France non plus où, mutuelle complémentaire ou pas, on est TOUTES remboursées à 100%.

Ici, pour l’accouchement, si vous n’avez pas souscrit EN PLUS d’assurance hospitalisation (attention, en général il y a un « stage d’attente » (=délai de carence) de 9 mois, donc à prendre avant la conception !), il vous restera des choses à payer… même si vous êtes dans le publique, même dans une chambre double sans télé, même si votre accouchement a été le plus simple du monde. Je n’ai aucune idée du montant pour le moment, je sais juste qu’on me fera payer un acompte de 150 euros quand j’arriverai à la mater’ pour accoucher, mais je vous dirai pour celles et ceux que ça intéresse, combien ça m’aura coûté au final.

Pour bébé 2 je vous garantis que j’aurai pris l’assurance hospitalisation ! La chambre double ça ne me traumatise pas mais bon…

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3. Les examens médicaux. Bon, là, ce surtout des petites choses qui varient. La toxo (ah ! foutue toxo !) on la retrouve partout, c’est (presque) universel je pense. En France, on prescrit une prise de sang tous les mois pour vérifier qu’on ne l’a pas chopée, ici je crois que ça peut être toutes les 6 semaines mais pour ma part, ça a quasi été comme en France. En revanche, en France ils ne prescrivent la sérologie du CMV (cytomégalovirus, rien que le nom… sympa le ptit virus !) qu’en cas de risque ou de doute (travail en contact avec les enfants en bas âge, autres enfants de la fratrie à la crèche… ) alors qu’ici, ils font presque le même cas du CMV que de la toxoplasmose, et on m’a systématiquement prescrit une sérologie mensuelle avec cette bonne vieille toxo !

Pour le reste, tests urine, diabète gestationnel, etc., je pense que c’est sensiblement la même chose.

Ah ! encore une petite différence que j’ai remarquée : ici on ne voit pas forcément d’anesthésiste pour la péridurale. C’est ma sage-femme qui m’a fait la prise de sang et la feuille du labo suffit ensuite à la mater’. Sauf en cas de souci bien sûr, auquel cas un rendez-vous avec l’anesthésiste est programmé.

LE truc que je n’ai pas aimé ici en Belgique, c’est que pour beaucoup d’examens médicaux, les prises de sang notamment, on ne vous communique pas les résultats directement. C’est votre médecin qui les reçoit, et qui vous dit quand vous le revoyez si ça va ou si ça ne va pas. Alors, d’une, j’aime bien avoir MES résultats en main propre, quand je fais un examen. J’aime les lire, les regarder, aller sur doctissimo.fr et croire que j’ai plein de cancers (c’est mon droit !), et de deux, je paie quand même une partie de ma poche, il s’agit de MA santé, et imaginons que sur un coup de tête je décide de changer de praticien… Bref, j’estime ne pas être trop abrutie pour avoir le droit de recevoir ces documents. Non mais.

Le côté positif, c’est qu’à moins que votre médecin accepte de vous donner tous les chiffres, pas de psychotage en attendant votre rendez-vous. Vous êtes du coup interdite de doctissimo.fr, vous devez faire confiance à votre médecin et être patient, voilà tout. Ça calme vos ardeurs hypocondriaques psychopathes d’Internet. Mais ça vous laisse dans l’ignorance. Moi qui aime bien comprendre ce qui se passe, en grande fan du Magazine de la santé sur France 5, ma curiosité est mise à mal.

4. Le carnet de la mère.

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Ça j’adore. C’est le bon côté du truc : comme vous n’avez pas 36 000 feuilles de labo en votre possession, et qu’il faut bien que les différents praticiens notent quelque part votre suivi, ils consignent TOUT dans votre joli petit carnet. En France, au bout de 4 mois de grossesse, j’avais déjà une grosse chemise A4 à trimballer, avec tous les résultats de mes analyses diverses et variées. Ici pas besoin, je me balade avec mon carnet, que j’amène à chaque rdv, et ça suffit. L’essentiel y est. En plus c’est agréable à lire pour la future maman, il y a plein de pages pour d’éventuelles notes, et tous les rendez-vous y sont notés. Si besoin, j’y glisse les quelques résultats de compte-rendu d’échos, une ordonnance ou un certificat de grossesse. Très pratique, et pas un luxe quand, arrivée en fin de grossesse, notre dos n’a pas hyper envie de porter des dossiers de ministre.

5. Les échographies. 3 échos aux mêmes dates qu’en France. Forcément. Mais en France je suis allée dans le privé, et en suis ressortie avec des images magnifiques et d’une qualité époustouflante, avec dopplers couleur et tout (mais pas de 3D, je ne suis pas fan sauf si besoin médical oblige). Je ne ferai pas de réel comparatif là dessus puisqu’ici, pour la dernière écho, je suis allée dans le publique, à l’hôpital où j’accouche. Je suis ressortie avec une petite photo pas top sur un papier tout pourri qui s’enroule sur lui-même. Bon, c’était pour l’écho du troisième trimestre, donc j’ai ressenti moins de frustration que si ç’avait été pour le premier ou deuxième trimestre, mais quand même, ça fait un peu maigrichon à montrer à son entourage. Bon, au final, ma sage-femme m’a donné le CD rom de l’écho qui lui avait été envoyé. Ouf ! J’ai pu avoir quelques images en plus. Mais rien à voir avec les échos que j’ai passées dans le privé en France. Y a pas photo, c’est le cas de le dire. Pour que ma comparaison soit juste il aurait fallu que je teste un centre d’imageries privé ici. Ce sera pour la prochaine…

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6. L’allocation (ou prime) de naissance. Bon alors là, si vous avez un emploi comme salarié ou que vous êtes au chomdu, c’est tout bon, pour le reste, bonne chance. Je passe les détails sur les différents statuts qui existent en Belgique et la prise en charge qui en découle, mais en gros, ici il n’y a pas une CAF, mais des CAF. La CAF, c’est quand même bien pratique. Vous envoyez votre déclaration de grossesse avant la fin du premier trimestre et hop, ça se fait tout seul, quelle que soit votre situation. Ici, les CAF dépendent de votre employeur. Il y a donc plein de caisses différentes, qui, peuvent, le cas échéant, se renvoyer votre dossier comme une balle de ping pong si votre situation n’est pas claire. Un petit conseil : si vous enchainez des contrats (interim, cdd… ) mais que vous n’êtes pas inscrit au chômage entre ces contrats… Inscrivez-vous au chômage ! Maintenant. N’attendez pas. Sinon, on risque de vous demander un contrat le mois précédant l’accouchement (et visiblement un petit contrat ne suffit pas) ou alors il vous faudra être patient. Notre dossier semble se balader dans les limbes des CAF belges… Je commence à douter qu’on touche quoique ce soit un jour, mais on sait jamais, un ptit miracle…

Sinon, le truc cool, c’est que cette fameuse allocation de naissance qui fait rêver, est quand même de 1223 euros pour un premier enfant (923 euros en France). Bon vous me direz, comme on est moins bien remboursé en Belgique, cette différence peut au moins servir à ça : payer l’accouchement, les soins, etc.

7. Les gens dans les transports en commun. Non j’déconne, ça c’est partout pareil. Le nez dans leurs Iphones 6, personne ne vous voit, vous et votre énorme ventre debout comme une conne andouille…

ps : comme vous devez vous en douter, il n’y a même pas de comparaison possible entre une femme enceinte dans les transports bruxellois et une femme enceinte dans les transports parisiens (et franciliens). Ici, à Bruxelles, j’ose imaginer qu’elles peuvent continuer à prendre le métro le matin pour aller travailler jusque tard dans leur grossesse C’est peut-être pas une partie de plaisir, mais enfin pas impossible non plus. À Paris et sa banlieue, c’est mission suicide. D’ailleurs, le mois dernier, je pense avoir été la seule tarée enceinte de 8 mois à avoir pris le RER A aux heures de pointe. J’ai cru y laisser ma peau, et celle de mon bébé.

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BILAN : ce qui m’a séduite ici, à Bruxelles, c’est que déjà, comme y a moins de monde, on n’est pas obligées de s’inscrire à la mater’ à peine le test de grossesse positif. Ce qui laisse un peu de temps pour se renseigner et savoir où on a envie d’accoucher.

Comme j’étais un peu perdue, j’avais pris rdv à l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) pour avoir quelques infos, surtout pratiques (allocs, congé, crèches…) et j’ai finalement fait presque tout mon suivi là-bas ! Gratuitement. Alors ok en France il y a les PMI, je n’ai pas pu tester, j’imagine que c’est la même chose, mais le bon côté de vivre dans une ville 4 fois moins densément peuplée que l’agglomération parisienne, c’est que les gens prennent du temps pour vous. Mais vraiment. À l’ONE, les sages-femmes et travailleurs médico-sociaux y sont adorables, vous écoutent, ne comptent pas le temps passé avec vous. J’ai parfois eu des rendez-vous qui duraient 2h ! On leur pardonne alors les locaux un peu limites, car la prise en charge, en tout cas pour moi, est top (et gratuite qui plus est, ce qui m’a sauvé la vie le temps que je puisse ouvrir des droits sécu ici…). Je n’ai pas eu envie d’aller voir ailleurs !

Comme je l’ai répété 5 000 fois, en Belgique il y a donc moins de monde, et de ceci découle cela : les hôpitaux sont moins surchargés, la prise en charge, sans doute aussi efficace en France, semble plus facile d’accès, plus humaine. C’est en tout cas mon ressenti via MON expérience : l’hôpital où je suis inscrite est petit (enfin pas gigantissime), avec une maternité à taille humaine. Les locaux sont récents, beaux, propres, agréables. Rien à voir avec l’état de beaucoup d’hôpitaux français qui me font parfois douter de la position de la France comme 5e puissance mondiale. Bon ok, je juge sur quelques centres hospitaliers bruxellois, j’imagine qu’il y a aussi des hôpitaux craignos en Belgique, mais quand même, ça donne une idée. Ça peut paraitre surprenant d’une ville souvent jugée sale et vieillotte (en tout cas pas moderne), aux infrastructures assez old school vintage (mais ça a son ptit charme !.. au bout d’un moment… ). Question maternité, la Belgique est au top : meilleure élève que la France sur bien des points (même si, depuis quelques années, la France a quand même fait beaucoup de progrès, il faut le dire), les taux d’épisio par exemple, pour en revenir à nos moutons (hum). Ici je n’ai jamais ressenti le besoin de faire un projet de naissance. Beaucoup de maternités, dont celle où je vais accoucher, ont le label de l’OMS « ami des bébés », et on pourrait ajouter ami de la mère, puisque les futures mamans en plein travail ont le droit de boire et manger, de changer et choisir leur position pour l’accouchement, j’en passe et des meilleures. Je n’ai pas encore cette expérience là, puisque je n’ai pas encore accouché (quoique vu la longueur de ce billet, il est possible que je mette bas d’ici son point final…). Bref, tout ce côté « maternité mimi chaleureuse et idéale, à l’écoute des parents et de l’enfant », m’a séduite. On verra en temps voulu, in situ comme dirait l’autre. J’espère que je ne serai pas déçue ! Et que ça compensera la chambre double…

D’ailleurs je vais m’arrêter là. Je fatigue un peu à force, si je continue mon fils aura 3 ans tant il y a de choses à dire à ce sujet, et j’aurai perdu tous mes lecteurs. Et puis je pense déjà à mon prochain article sur la préparation à l’accouchement, que je n’ai pu tester qu’ici donc aucun point de comparaison, mais à mon avis c’est un peu partout pareil non ?

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6 réflexions sur “Ma grossesse en France VS ma grossesse en Belgique

  1. Marjorie dit :

    Coucou! Super ton article je suis française j habite en Belgique depuis 1 an1/2 après une formation j ai le choix entre boulot en France ou en Belgique et je me pose pas mal de question qt à la prise en charge …. J ai de on écho sur une maternité en Belgique qui a une approche plus libre naturelle et moins hyper médicalisé qui me tente vraiment….mais on redemmenage en France dans 1an1/2 et pour la suite niveau paperasse cela a l air plus simple en France ….si tu peux m indiquer pour combien tes revenu ton accouchement en Belgique ? Merci bcp bcp

    • Birdy dit :

      Merci pour ton commentaire Marjorie ! Je réponds un peu tard, après quelques jours de vacances et de gastro-crève… 😉
      Alors en ce qui me concerne, mon accouchement m’est revenu à environ 350 euros. Attention, je n’avais pas pris d’assurance hospi, à prendre impérativement AVANT la grossesse, comme je l’explique dans mon pavé ci-dessus. J’ai eu une prime de naissance par ma mutualité (350 euros justement), qui m’a permis de payer cet accouchement. Voilà, n’hésite pas si tu as d’autres questions ! Bonne chance pour la suite, et belle grossesse !

  2. Nana dit :

    Merci beaucoup pour ton article! Installée en Belgique depuis peu, je suis en pleine recherche d emploi et je viens d avoir la bonne surprise que bb a décidé de pointer son nez.. du coup en ce moment avec mon mari on se pose vraiment la question du choix du pays pour le suivi et pour l’accouchement, meilleure prise en charge, est-ce que ca ne sera pas trop galère pour lui plus tard niveau paperasse administrative en tant que français né à l’étranger etc…
    As-tu accouché à Bruxelles? As-tu des recommandations au niveau des établissements?
    Merci !!

    • Birdy dit :

      Bonjour Nana !
      Oui, j’ai accouché à Bruxelles ! À la maternité de l’hôpital d’Ixelles – Etterbeek. Très bien, hôpital à échelle humaine, très agréable. Seul souci : j’étais en chambre double car je n’avais pas souscrit d’assurance hospi AVANT ma grossesse (tu ne peux pas la prendre une fois enceinte, le délai de carence est de 9 mois). Mais ç’aurait été pareil dans n’importe quel hôpital.
      Question suivi, il sera identique qu’en France, si tu décides de le faire en Belgique. C’est pas comme si tu hésitais entre l’Angleterre et la France hein ! Ici, tu auras droit à une péridurale si tu en souhaites une, et la prise en charge est impeccable, grosso modo la même qu’en France, comme je l’explique dans mon article. Seul truc: tu seras d’office moins bien remboursée qu’en France, où on bénéficie du 100% mutuelle ou pas.
      Niveau paperasse, idem, tu es en Belgique, au sein de l’UE, pas dans un pays lointain. Après je ne connais peut-être pas toutes les affres de l’administration, mais je pense que ça ne posera aucun problème s’il est né à l’étranger ! C’est le lot de plein de gens. Il aura de toute façon la nationalité française, et vous aurez votre livret de famille comme n’importe quelle famille française.
      Sinon, pour en revenir aux établissements, tout dépend aussi, bien entendu, d’où tu vis. As-tu commencé une prise en charge ? Es-tu à Bruxelles ?
      J’ai une amie qui a accouché au Cocon de l’hôpital Erasme, c’est une maison de naissance. http://www.maisondelanaissance.be/naissance/cocon.htm Bon ça s’est fini à l’hôpital car césarienne en urgence, mais elle a logé ensuite au Cocon comme c’était prévu, et elle a été ravie.
      Je pense que, dans tous les cas, le plus pratique est quand même toujours d’être suivie là où on vit. Tu auras bcp de visites, bcp d’inquiétudes peut-être aussi, parfois, et, dans ces cas là, on est bien contents d’avoir des personnes qui nous suivent à proximité.
      J’ai eu deux sages-femmes formidables, dont une qui nous a fait notre prépa à l’accouchement. Je pourrais te donner ses coordonnées si ça t’intéresse ! Et si tu es à Bxl bien sûr.
      Bravo pour ta grossesse en tout cas, et tout plein de belles choses pour la suite !

  3. Sylvain dit :

    C’est magnifique d’avoir pris le temps de détailler le système belge et les différences avec la France. L’altruisme…..
    Ma femme et moi nous retournons vivre à Bruxelles dans 2 mois, après 8 ans au Royaume-Uni. Nous avons eu notre petite fille ici à Oxford et la perspective d’un deuxième est un grand paramètre dans le déménagement! Dans cette île où le système de santé est une misère nationale qui laisse mourir les gens, en revanche nous avons eu la chance d’avoir accès au meilleur service de maternité du pays. Du coup on espère trouver une assistance équivalente en Belgique!
    Si j’ai bien sais il sera essentiel de nous appointer à une mutuelle dès notre arrivée.
    Ce que l’on s’est demandé également, c’est s’il existe l’équivalent des « toddler groups » et autres associations locales ouvertes aux enfants. On se lève le matin, la petite veut socialiser, on cherche le groupe le plus proche ouvert, et on y va! Deux heures à jouer avec les autres enfants et on oublie un peu la pluie.
    Par ailleurs, si je peux encore vous poser une question, ici nous avons une quantité impressionante de parcs pour enfants (toboggans etc), est-ce similaire à Bruxelles? La dernière fois que j’y vivais je n’avais pas d’enfants et n’ai jamais fait attention à ces détails……. essentiels.

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